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Christophe: quinze ans déjà..
Dix neuf mai 2021:

Quinze ans déjà…

Alors, oui, quinze ans déjà… Nous avons du mal à le réaliser, le croire et contraints pourtant à l’accepter.

Toutes ces années passées depuis « ce jour-là », ce samedi-là, ce matin-là. Ce coup de sonnette à 7h qui résonnera si longtemps encore à nos oreilles, jusqu’à ce jour - glas interminable qui débuta là. Et qui sonnait pour nous – mais nous ne savions pas encore. Deux policiers là, dans l’encadrement de la porte, si tôt ? Notre incapacité à comprendre ce qu’ils disaient, notre incapacité à intérioriser ce qu’ils voulaient vraiment dire. Qui n’avait pas de sens. Une erreur, oui, une erreur évidemment !

Et puis non. Pas d’erreur. Le malheur était là. Et bien là.

Alors, qu’avons-nous fait durant toutes ces années ? Peu, si peu. Juste continuer à vivre. C’était déjà bien. Continuer à vivre donc, oui, mais comment ? Comment faire pour que « cela » prenne sens ? Ou plutôt comment arriver à donner du sens à ce qui n’en a pas ?

Alors on a juste vécu, au jour le jour, sans repère, comme un esquif perdu sur une mer sans rivage, sans amers sur lesquels nous caler.

Alors, où aller ? Quelle direction prendre ? Quelles voiles lever ? Ou pas. Juste essayer de se maintenir à flot, nous les parents et nos désormais deux enfants seuls encore présents à nos côtés. Y réussir serait déjà bien.

Alors, nous y avons réussi, aidés en cela par nos enfants, toujours là, par nos frères et sœurs de misère, qui étaient déjà passés par là, qui passaient par là, qui passeraient par là.

Alors, ensemble, nous avons continué, épaule contre épaule…Long cheminement, partagé

Alors, merci à elles, merci à eux. L’association nous a beaucoup aidés, entre autre à donner du sens à …tout cela. Ou du moins à essayer, s’en approcher. A l’accepter ? A l’intérioriser, à poursuivre, « avec ».

Alors, à avancer, comme l’on dit. Mais vers quoi ?

Notre fils Christophe n’est plus. Depuis quinze ans. Mais avec lui aussi ont disparu à nos yeux sa femme, notre bru, ses enfants, nos petits-enfants. Sa belle- famille et ses cousins.

Alors sa disparition a aussi emporté tous ces moments imaginés, rêvés de vie et de partage, de rires et de peines, de toutes ces choses qui font la trame de la vie. Et qui avec lui ont été emportées avant même que d’être.

Alors aujourd’hui nous sommes là, avec les « ce jour il aurait dû avoir… », « tu imagines s’il était encore là... ». Mais pas seuls, accompagnés que nous sommes au quotidien par notre fille, notre fils et nos petits-enfants. Par Christophe, sa présence, invisible certes mais intériorisée, au plus profond de nous-même.

Et par tous les amis qui nous entourent et qui nous soutiennent –même s’ils ne le savent pas toujours.

Ainsi pour nous, pour d’autres autrement ...

Patrick & Marianne
Patrick et Marianne
Mon fréro, 30 ans avec Toi...et déjà 15 ans sans Toi
Mon Fréro,

30 années partagées,
15 années à me rappeler....

Mon Fréro, Ensemble, ce sont :
30 années passées tous les 2 à grandir,
30 années avec nos parents à se construire,
30 années à jouer, à se chamailler, à rire,
30 années à s'aimer, à partager, à se protéger et à tout se dire,
30 années où notre plaisir était de réunir,
30 années où les vraies valeurs de partage, de solidarité, d'amitié nous ont permis de nous épanouir,
30 années à travers tes voyages, tes aventures, tu as pu nous nourrir,
30 années à imaginer ce que sera notre avenir ...?

Mon Fréro, Sans Toi, ce sont :
15 années à me souvenir,
15 années avec nos parents à essayer de tenir,
15 années à apprécier tout ce qui a pu nous unir,
15 années à être fière de tout ce que tu as pu nous offrir,
15 années où malheureusement, beaucoup ont choisi de nous fuir,
15 années où pour certains, ton prénom est devenu difficile à dire,
15 années à essayer d'avancer entourée de quelques précieux amis, fidèles, toujours présents pour nous soutenir,
15 années à rencontrer de belles personnes que j'aurais tant aimé te faire découvrir,
15 années au cours desquelles j'aurais tellement aimé que tu voies mes enfants grandir
15 années à imaginer ce qu'aurait été notre avenir ...

Tu me manques mon Fréro, même si tu es parti rejoindre notre petite soeur Céline, j'ai tellement de mal à te laisser partir

Ta soeurette Val 13/05/2021
Valérie
MA CONSOLATION
Chers amis, vos messages me touchent et font naître ma compassion.
Je viens de passer cette période de la Sainte Catherine où Jean-Baptiste a cessé de souffrir il y a 14 ans.
Mes proches et ses copains sont toujours présents pour me consoler .
Je suis persuadée que ces présences même silencieuses nous aident à vivre et à faire vivre la belle" trace" laissée par nos enfants.
Leur force de Vie demeure en nous et dans tous ceux qui restent pour lesquels il est bon d'être présents à part entière.
Marie-Françoise Rigolot
Comment vivre sans lui...
C'était le 23 septembre 2017, un samedi ensoleillé.
Je vivais seule avec mon fils unique qui avait 11 ans, et nous étions fusionnels depuis sa naissance.
Il venait de faire sa rentrée en 6e, il était pétillant, en pleine santé!
En fin de journée, il prend le vélo pour raccompagner son copain à quelques centaines de mètres de notre maison… accident...décès...
Comment surmonter un tel choc? Comment vivre avec cette intense douleur de chaque instant? Où puiser l'envie de continuer?
Je me suis sentie projetée dans un autre monde, celui où on ne vous adresse plus la parole car on ne sait pas que dire, celui où les gens changent de trottoir et baissent les yeux, celui dont on se sent complètement étranger et en perpétuel décalage, celui dont les valeurs nous sont étrangères.
On se doit d'écouter les gens parler de leurs enfants, mais lorsqu'on prononce le prénom du nôtre, on se heurte aux silences gênés, comme si l'on n'avait plus le droit d'en parler alors qu'ils sont tellement vivants en nous.
Tout est si difficile!
Heureusement, nos Anges sont bien là et nous aident à avancer..
De tout cœur avec vous
Syl
Réponse à la maman de Lucas
Bonjour,
Ce mail car je viens de lire le message de Létie, la maman de Lucas. Je ne me suis pas lancée dans une action particulière mais je trouve cette démarche très importante, de vouloir créer une association afin de venir en aide aux parents endeuillés. Je trouve votre démarche pleine d'empathie et de coeur. Si vous avez besoin d'aide, je me propose, même si je ne suis pas dans la même région que vous. Vous pouvez me contacter (email supprimé par webmestre (sécurité)).
Je suis la maman de Nolan, mon fils unique, qui est parti le 1er Mars 2019, brutalement (accident). Ce qui m'a manqué au début était une "structure", un encadrement, pour pouvoir être aidé, ne pas être SEULE ! Ce qui me pèse, en plus de la douleur de survivre à mon enfant, est la solitude. Je vivais seule avec lui. Il avait 19 ans.
Rien n'est plus comme avant. Ce long et terrible chemin paraît irréelle par moment, la douleur tellement...étoufante...et la fatigue n'en parlons pas. Alors pourquoi ne pas unir nos volontés, nos peu de forces...
A bientôt j'espère.
Ka
Mam Ka

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Roseau devant le lac